Je me pose beaucoup de questions pour le moment, je remets pas mal de choses en cause. Je n’ai pas l’intention de bouleverser ma façon de faire de manière impulsive, mais j’ai envie de partager avec vous mes réflexions, mes envies de changements et mes ajustements.

Comme je viens de le dire, je réfléchis pas mal pour le moment, je me pose des questions sur mon mode de fonctionnement, je remets en cause mes usages, mes façons de faire, etc. J’ai envie de partager ces réflexions avec vous. Je ne sais pas si cela est intéressant pour vous, mais ça l’est pour moi. J’ai envie de partager mon cheminement sur le blog.

Au début, j’avais envie de bien structurer ça. Je voulais faire un article par sujet de réflexion, prendre des notes pour chaque article et partager ça une fois que tout le processus serait terminé, mais je me suis ravisé.

Mais, on aurait perdu en spontanéité. Du coup, je préfère partager avec vous régulièrement et qu’on avance ensemble dans la réflexion. On commence donc avec deux sujets qui m’interpellent en ce début d’année.

Le matériel prend trop de place !

J’ai un ami qui vient de remplacer un Mac Mini de 2012 pour un nouveau MacBook Air M1. Après 8 ans de bons et loyaux services son Mac Mini n’était plus capable d’assumer du traitement photo dans Lightroom. Un changement compréhensible !

On en parlait ordinateur avec lui et je me suis rendu compte d’une chose :

  • en 8 ans, il a eu 2 ordinateurs
  • en 8 ans, j’ai eu 7 ordinateurs ! 7 ordinateurs bordel !!

J’ai flippé ! En 8 ans, j’ai changé d’ordinateur tous les 13 mois. Et je ne parle même pas des téléphones et des tablettes que j’ai eus en main. Tout d’abord, c’est le signe flagrant d’une instabilité technologique (mais ça je le sais déjà), mais c’est surtout le signe d’une incapacité à me satisfaire de ce que j’ai !

J’ai besoin constant d’acheter des trucs, d’acheter des nouveaux trucs, je suis incapable de me satisfaire de ce que j’ai, de me contenter de ce que j’ai. C’est triste je trouve !

En plus d’être triste, ce comportement m’enferme dans une insatisfaction complète, car j’accorde peu de valeur à ce que j’ai une fois que cela est acheté. Je veux absolument cet objet et une fois que je l’ai acheté, je pense déjà à la prochaine chose que je vais acheter. Je ne suis jamais dans l’instant présent, à profiter et utiliser ce que j’ai. Je suis toujours concentré sur le futur et quand je vais pouvoir m’acheter ça ou ça.

Un exemple sera plus parlant : j’ai actuellement un Dell XPS 13 et un iPad Pro 11 pouces. Et bien plutôt que de me contenter de ces deux appareils, je suis obnubilé par mon envie de reprendre un Mac.

J’ai envie d’être ce gars qui va utiliser son Dell XPS 13 jusqu’au bout et puis seulement qui changera pour un Mac. Mais non, je suis le gars qui va tout faire pour changer cette machine le plus vite possible pour avoir ce qu’il veut. Le souci, c’est qu’une fois que je l’aurais, je voudrais autre chose.

Je ne veux plus de ça ! Pour 2021, je veux arriver à créer des choses avec ce que j’ai ! Je veux écrire, je veux photographier et je ne veux pas dépenser mon argent pour des conneries, pour satisfaire une volonté de changer de matériel.

Tiraillé entre « le faire » & « Comment le faire »

J’ai entamé une réflexion ces derniers jours sur mon tiraillement intérieur du moment. Je suis pris en tenaille entre ma volonté de « faire quelque chose » et ma recherche de « comment faire ce quelque chose ».

Bon j’admets que ça semble totalement abstrait pour le moment, mais je m’explique, à l’aide d’un exemple concret : mon journal. On va, donc, parler de mon journal 📔.

Ceux qui me suivent depuis quelque temps le savent : j’aime tenir un journal quotidien dans Day One. Je le fais depuis quelques années et j’aime revoir, dans Day One, mes notes des années précédentes. J’en ai déjà parlé sur le blog.

Tout se passait bien jusqu’au jour où j’ai mis les pieds dans la maison de mes grands-parents pour vider cette dernière. J’ai parlé de cette visite sur le blog d’ailleurs. Me voilà assailli par cette volonté de me créer des souvenirs physiques, avec cette envie de laisser des traces de ce que j’écris, etc. Le temps passe un peu et je décide de me lancer dans le journaling avec un carnet « normal » en papier.

J’aime l’idée du journal papier qu’on pourra retrouver plusieurs années après ma mort, j’imagine, la nostalgie que ma fille pourra ressentir quand elle parcourra ce cahier, blottie sous un plaid, le plaisir qu’elle aura de revivre ces instants que nous avions partagé de mon vivant.

J’ai toujours aimé l’objet, j’ai toujours aimé avoir des carnets et quand je vois les articles de Damien, j’ai envie d’avoir mes propres carnets. C’est ce que j’ai fait ! Tout mon mois de décembre est consigné dans un vieux Moleskine qui trainait et les premiers jours de janvier sont inscrits dans un nouveau carnet que j’ai acheté pour l’occasion.

Et pourtant, j’ai cette frustration au fond de moi ! Je ne suis pas 💯% satisfait par cette méthode, car je passe mon temps à la comparer à celle d’avant, je compare mon carnet papier à Day One.

Il faut reconnaître à Day One ces qualités qui font défaut au papier ! Une meilleure indexation, la possibilité d’ajouter des photos/vidéos/morceaux sonores à nos notes, etc. Tout ça, le papier ne le fait pas. Pourtant le papier a plus de charme que Day One !

Et me voilà donc dans cet entre-deux mondes où je ressasse toute la journée sur « comment faire » au lieu de me concentrer sur le plus important, de me concentrer sur « faire ».

J’espère que cet article vous aura plu. J’ai hésité à le publier sur le blog ou via la newsletter. Je serais curieux d’avoir votre avis là-dessus : blog ou newsletter pour la série « réflexion ». Quoiqu’il en soit, je continue à me poser des questions, à essayer de modifier mes habitudes et on en parle dans un prochain article.

0 Shares:
11 comments
  1. Tu as déjà regardé the minimalism sur Netflix ? Ça peut t’intéresser par rapport à ta difficulté de toujours vouloir du nouveau matériel 🙂

    On est dans une société de consommation et c’est super difficile de résister à toutes ces pubs qui nous donnent tellement envie (surtout Apple) d’acheter le nouveau modèle qui vient de sortir. Je compte passer au mac mini M1 bientôt parce qu’il me parait être un excellent rapport qualité prix et que je n’ai plus acheté de mac depuis 2012, mais je comprends tout à fait que tu puisses craquer chaque année haha

    1. Oui je l’ai vu ! Ce documentaire est d’ailleurs l’initiateur de ma réflexion.

      Passer au Mac Mini M1 en venant d’un Mac de 2012, c’est plutôt raisonnable. Moi je veux passer d’un MacBook Air M1 en venant d’un Dell XPS 13 de 2020. C’est beaucoup moins raisonnable, c’est plus un caprice.

  2. Reste sur Day One, c’est un des rares trucs constant dont tu parles régulièrement. 😉
    Perso je n’arrive pas a y tenir un journal régulier, mais je garde la version sans abonnement qui me sert comme carnet de voyage… bon moins cette année.

    1. Ma femme m’a répondu la même chose 😀 “Tu me parles de Day One depuis qu’on se connait, tu vas pas arrêter maintenant”. Je pense qu’elle a raison et que tu as raison. Day One est l’application la plus stable dans mon quotidien depuis plusieurs années.

      Merci pour ton commentaire.

  3. Merci pour la mention <3
    Et chez moi c'est pareil. J'ai beau utiliser plein de carnets papier, je suis aussi abonné à Day One depuis leurs débuts, j'ai une tablette Remarkable 2 pour écrire "avec la sensation du papier", je suis fan de iA Writer, et puis tout le reste. Et effectivement, la plupart de mes Morning Pages dans des carnets papier) parlent de cette dualité et de mon incapacité à choisir l'un des deux mondes.
    Bonne chance!

    1. Avec plaisirs. J’ai découvert ton blog via le podcast “Amour Papier” (qui ne m’a pas du tout aidé à faire mon choix d’ailleurs).

      Merci pour ton commentaire 🙂 Et pas certain que j’arrive un jour à me décider.

  4. Très intéressant comme article, je vois que je ne suis pas le seul à ne pas réussir à me contenter de mon desktop que je viens d’acquérir, et à prévoir le remplacement de celui-ci. Et comme toi, c’est une chose que j’aimerai changer en 2021.

  5. Hello Thibaudd,
    Je te suis depuis quelques temps maintenant et ce qu’il y a de constant chez toi, c’est ce besoin de remettre en question ce que tu as, ce que tu fais.
    Je souffre, dans une moindre mesure, du même vice et je me suis sérieusement posé la question suivante : plutôt que de savoir pourquoi je voulais acheter un nouvel appareil ou changer ma façon de faire, je me suis demandé ce qui avait fait démarrer cette envie/ce questionnement.

    Et de la même manière que cela semble arriver chez toi, ce n’était pas parce que j’étais limité par mon matériel actuel, ni insatisfait de la manière dont je faisais quelque chose. Non, cela venait de la pression extérieure. Et non pas de la publicité ni du merchandising d’Apple, Samsung ou Microsoft mais celui, plus insidieux, de la blogosphère que je suis.
    Untel achète un Mac M1 parce que “attends, mon worklow est 2-3-4 fois plus rapide.”
    Truc pas à l’argentique parce que c’est “+ + mieux”.
    Bidule sur son Mac/iPad peut faire ça et pas moi.
    Et je me retrouve à penser que je devrais faire pareil. Que ça va me rendre plus productif, ou que soudainement je vais savoir prendre des plus belles photos.
    Mais tout ça, c’est faux.
    Alors maintenant je note dans un carnet, lorsque j’ai une telle envie, “qu’est-ce que tu lisais/regardais pour avoir soudainement envie de ça?”
    Et très vite, je me rends compte que c’est parce que machin parlait/montrait ce qu’il faisait. Et ça m’a permis d’éviter d’acheter un Mac, un nouvel appareil photo, un carnet Moleskine, un stylo MontBlanc.

    On a rarement besoin de toutes ces nouvelles choses. On a surtout besoin de prendre soin de notre planète. Et cette “course” à la consommation qui se déroule sans y avoir l’air dans la blogosphère, elle ne nous aidera pas énormément demain.

    Et comme demain, je laisserais tout ça à ma fille, j’aimerais bien qu’elle vive dans une société un peu meilleure qu’aujourd’hui, du moins où j’aurais essayé de rendre meilleure, avec ma modeste contribution, en commençant par là : comprendre et me contenter de ce qui est nécessaire.

    Si pas pour moi, au moins pour elle.

    Tchouss !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *